Etre soi pour s’épanouir dans le Hygge!

Pour rappel, le hygge s’exprime de différentes façons, au Danemark il est dans son ensemble un mode de vie qui se reflète au niveau de la société, du travail et de la vie privée.

Le maximum est mis en place pour laisser la place à l’individu tout en ayant une valeur d’unité au sein de la société.

Le but est que chaque individu puisse être heureux, ‘hygge’ dans tous les aspects de sa vie. (alors bien sûr, cela ne veut pas dire que tout est rose et bisounours au Danemark, juste que c’est un effort pour aller vers ce point).

Dans l’article “comment s’exprime le Hygge au Danemark”, vous pourrez découvrir comme cela s’articule.

Un des points sur lequel s’appuie le hygge, un de ses piliers,  est le hygge que l’on peut vivre au niveau social lors des interactions avec nos amis/nos proches/notre famille. Et ce type de hygge ne peut être vécu à fond que lorsqu’on peut être soi, sans artifice.

Mais qu’est ce que cela peut signifier? Sur quoi cela agit? En quoi est-ce que cela peut avoir ou non une action sur notre façon d’agir et de ressentir le hygge?

Peut-on vivre le hygge à fond si l’on ne peut pas être soi?
Peut-on réellement s’assoir sur un banc sans assise?

Quand notre façon d’être va agir sur notre perception de percevoir ou non le hygge.

Petite appartée: Attention cela ne veut pas dire par exemple qu’une personne faisant face à de l’anxiété, de la dépression ne peut pas ressentir le hygge. Il s’agit juste que dans certains aspects de sa vie, oui, il lui sera parfois plus difficile de le vivre. Comme pour le reste des personnes, notre humeur, fatigue, ouverture à l’extérieur va en effet jouer sur cette perception. Et s’il peut être difficile à ressentir, le Hygge peut devenir un point positif dans notre vie qui a la possibilité de nous aider à supporter le reste. 

L’anxiété s’invite parfois chez moi, et ces jours-là, il m’est en effet plus difficile de trouver mes moments hygge, mais malgré tout, ces derniers restent une ligne forte qui me permet de réguler mon anxiété.

Aujourd’hui, je voudrais plus m’intéresser à un point qui peut être un blocage par rapport au Hygge. Un de ces obstacles qui peut nous empêcher de trouver et apprécier le hygge et ses petits riens.

Etre soi – S’autoriser à être soi

D’un point de vue personnel, Etre soi, veut dire s’autoriser à faire/dire ce qui nous rend heureux (bien sur tant que cela n’a pas d’impact sur la sécurité et le bien-être des autres personnes).

Si par exemple, faire une collection de Bandes dessinées vous fait plaisir, mais que vous vous en empêcher, ou que vous n’osez surtout pas en parler/partager votre passion autour de vous, parce que la société / les ami-e-s / famille /… porte un regard négatif sur cela quand cela concerne un adulte “ c’est pour les enfants” “ c’est nul, montre une immaturité” “ce n’est même pas des vrais livres”…  

Vous coupez une partie de votre “soi”  et ne pouvez pas entièrement profiter de cette passion et du hygge que cela vous apporte (si par exemple vous la créer quand même mais que vous culpabiliser pour avoir comme intérêt quelque chose qui n’est pas bien vu).

Mais comme c’était pour donner un exemple… le processus est le même quelque soit le centre d’intérêt.

Pour pouvoir accueillir le hygge que nous apporte ce/ces centres d’intérêts, il faut:

Apprendre à se couper du regard et du jugement des autres et de la société dans son ensemble. Ce n’est pas toujours facile, mais il est possible de trouver des “aides” pour le faciliter le processus.

Le podcast “change ma vie” https://changemavie.com/episodes  propose plusieurs pistes.Les épisodes 118 et 119 sont par exemple sur le regard des autres et comment s’en détacher!

Accepter ses propres différences

Prendre conscience que ces différences sont toutes autant valables que celles des autres personnes.

  • S’entourer d’un environnement ou l’on peut être soi-même.
  • S’entourer de personnes avec lesquelles ont peut être soi-même.
  • Et qui nous acceptent tel que nous sommes.

Normalement dans le cas ou l’on est en situation de socialisation, vivre le hygge, veut dire que l’on peut être vraiment soi.

C’est à dire que l’on ne met pas le/les masques que l’on met d’habitude par exemple au travail, ou au contact de certaines personnes. 

Cela veut dire que l’on peut se permettre d’être vraiment soi, sans artifice, sans chercher à faire plaisir aux autres, à paraître, on peut simplement “être”.

Pour certains cela n’est pas une issue, car ils sont déjà dans la vie de tous les jours ce qu’ils sont vraiment. On pourrait dire “nature/naturel” mais c’est plus que ce qu’ils sont est en phase avec la société en général. Ou qu’ils ont suffisamment de “force” pour faire face aux critiques qu’ils pourraient rencontrer (ou se fichent du regard et des jugements des autres) .

Ne pas faire partie de la majorité

Peut-être avez-vous caché que vous étiez un fan de plaques de bouches d’égouts et que vous en prenez en photos dès que vous pouvez, ou bien de curling? Et que vous avez fait semblant d’adorer le maquillage ou la formule 1 (ou tout autre chose représentant la tendance majoritaire dans le groupe social dans lequel vous vous trouvez à ce moment-là)?


Ces moments sociaux ou l’on ressent que l’on ne peut pas ouvertement partager ses intérêts, idées,…, car la majorité du groupe ne les partagera pas. Et que cela pourrait : se retourner contre vous , vous mettre de côté,…

On pourrait comparer cela aux instants “fumeurs” dans les soirées ou au travail: ou tout un groupe va dehors fumer, et que le non-fumeur se retrouve avec deux choix: rester tout seul à l’intérieur, être donc coupé du groupe et du côté social, ou aller dehors avec les fumeurs et donc d’être soumis à la fumée de cigarette et son odeur. 

Dans les deux cas, difficile d’avoir un moment hygge.

D’autres personnes doivent cachées qui elles sont: leur sexualité, leur genre, changer leur façon d’être pour coller à ce que est “acceptable”. Par exemple certaines personnes font se retenir de parler trop fort, de faire de grands gestes, ou essaient de gommer leur accent car elles savent que cela pourrait leur porter préjudice (cela peut être parfois suite à des généralisations concernant la couleur de peau, l’origine,… ).

Ces personnes là ne peuvent pas être elles-même dans certains environnements.

Le hygge ne peut pas être présent dans ces cas-là.

Par contre une fois en contact avec des personnes qui sont bienveillantes, ouvertes, ne jugeant pas, et acceptant l’autre pour ce qu’iel est, il est possible d’être vraiment soi.

Le coté social du hygge ne s’épanouit que si on peut être “vrai”. Si l’on ne joue pas un rôle.

Et que l’on est à l’aise avec les personnes avec qui l’on est.

Et cela ne veut pas dire que le cercle familial est forcément un espace propice au hygge.

En effet il peut arriver que l’on ne soit pas dans le même état d’esprit que ses parents, frères/soeurs, oncle/tantes….
Que les différences de pensées, de vision sociétale, ou politique soient trop grandes pour pouvoir s’exprimer sans retenue (à moins de vouloir provoquer une dispute et détériorer des liens familiaux parfois déjà bien abimés).

Si vous avez envie d’en apprendre un peu plus sur comment répondre concrètement à ces remarques lors des fêtes de famille, je vous invite à écouter cet épisode de Kiff ta race et son “Guide de survie aux fêtes de famille“..

Fêtes de Famille, obligatoirement hygge?

Famille n’est pas forcement synonyme de Hygge

Un repas de famille avec une personne partageant des vues racistes, homophobes, grossophobes, ou tout autre discrimination ne va pas être un espace ou l’on va se sentir libre d’être soi-même si l’on fait parti de la cible discutée. Et même sans être concerné, si cela va à l’encontre de nos propres points de vues, cela ne peut pas être un moment agréable et de contentement.

Et parfois même des discriminations sont valorisées positivement, mais d’une façon très difficile à démontrer, nous laissant juste très mal à l’aise quand on ne peut pas mettre le doigt sur l’issue. 

(Le hyggeracisme au Danemark rentre dans cette catégorie, car c’est fait sous couvert d’humour, pour “mettre une bonne ambiance”. Si vous voulez en savoir plus je vous invite à lire cet article en cliquant ici.)

Le hygge ne se partage donc qu’avec un groupe de personne avec qui l’on sent que l’on peut être vraiment soi sans risque de jugement, de remarques désobligeantes.

Le hygge c’est pouvoir apprécier un instant, un moment dans tous ses aspects. 

Mais il ne faut pas non plus penser que sans le hygge on ne pourrait pas être heureux.


Le Hygge est ce petit plus du Bonheur que l’on ressent dans tout son être et qui nous fait dire à un instant donné “ce moment est parfait, je suis vraiment bien”.


On peut très bien passer de bons moments, en famille, avec des amis ou au boulot, sans que cela soit “hygge”, ce sera juste agréable, mais il y aura toujours eu ce petit truc qui fait que l’on n’a pas pu être entièrement.

Il peut y avoir différents niveaux.

Par exemple, on peut ressentir le hygge avec une personne, tant que certains sujets ne sont pas abordés

Cela m’arrive parfois, il suffit d’être fatigué-e, de ne pas accrocher aux thèmes de discussion, de ne pas avoir envie d’être sociable (mais que pour x raisons on doit l’être)… les raisons peuvent être multiples, et font que l’on passe un “bon” moment. OU plutôt que l’on ne passe pas un mauvais moment, mais que c’est un moment “neutre”.  Cela peut être un bon moment, mais pas un moment qui nous fera dire c’était hyggelig!

Et parfois dans une soirée, lors de l’événement social, le moment hygge ne va concerner qu’une petite section de ce dernier. 

En effet, il est important de noter que le hygge se vit intérieurement à différent niveaux: il peut être fait de tous petits instants qui ne durent pas longtemps (ce que j’appelle les petits riens). Comme il peut se vivre sur la durée et/ou dans des émotions fortes.

Cela peut durée quelques minutes comme plusieurs heures.

Il est donc tout à fait possible au sein d’une même soirée avec un groupe de personne, d’alterner moments hygge avec d’autres moins sympathiques voir contraire au hygge.

Quelque chose, quelqu’un , une conversation,…, peut nous apporter du hygge, du contentement, du bien-être ou l’on ressent qu’à cet instant précis, on est soi et qu’on profite entièrement de façon positive de ce moment. Et l’instant d’après un événement, paroles,…, vont venir apporter des sentiments, ressentis et impressions totalements contraires.

A nous de faire la part des choses ensuite.

Se focaliser sur le précipice en dessous de nos pieds ou savourer le fait qu’il y a une vitre nous empêchant de tomber?

Que veut-on retenir ?

Le petit moment de paix ou le reste?

Il n’y a bien sur aucune bonne réponse, chacun étant gérant de son ressenti, de ses émotions.

Mais on peut décider que malgré le négatif, le positif, reste toujours plus important. Cela ne n’invalide pas le négatif, cela ne le nie pas, mais juste que l’on sait qu’il est là, mais que l’on ne lui permet pas d’avoir une action sur nous. Et que l’on se focalise sur le positif.

Tout est une question de choix, et d’équilibre personnel. 

Tant que l’on peut être au maximum soi-même sans artifice, on peut accueillir le hygge.

Et que si le négatif devient trop présent et devient un danger à cet équilibre, comme dans le cas de harcèlement, racisme, sexisme, il faut essayer de trouver d’autres solutions (changer de travail, couper les ponts avec certaines personnes, …).

Et si cela n’est pas possible, mettre toutes les chances de son côté pour pouvoir ensuite se défendre (par exemple au travail, garder une trace de tous les faits pour que le côté légal ne puisse que vous soutenir).

Apprendre à se préserver, et à faire passer son bien-être mental avant les envies/idées des autres.

Solitude ou liberté pour ce skieur?
C’est à nous de choisir comment nous définissons les moments de notre vie.

Pour récapituler.

Etre soi permet d’être plus réceptif au hygge, de le vivre. Pour cela il faut essayer d’un point de vu social:

  • Pouvoir être soi-même sans masques
  • Accepter ses différences
  • S’entourer de personnes bienveillantes
  • Se focaliser sur le positif
  • Prendre soin de soi-même et de son équilibre.
  • Ne pas hésiter à couper les ponts quand une relation/situation sociale est toxique pour soi (quand cela est possible). Ou minimiser au maximum les contacts.
  • Savoir se détacher du regard et jugement des autres

Pour continuer

Si vous ne savez pas comment prononcer le mot hygge, cet article est fait pour vous: Cliquez ici!

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